ET si on parlait de cette "EUROPE", , construitePAR et pour le CAPITAL contre les travailleurs, et la SOUVERAINETE NATIONALE?

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ET si on parlait de cette "EUROPE", , construitePAR et pour le CAPITAL contre les travailleurs, et la SOUVERAINETE NATIONALE?

Message par Alain Chancogne le Lun 29 Avr - 18:37






Cette question est abordée avec souvent des raccourcis imposés par l'idéologie dominante..
je caricature à peine, mais cela peut donner:


"Comment? Vous mettez en cause cette "Institution" et ses règles"..Mais, mon bon Monsieur, nous vivons au millénaire de la"mondialisation", vous voulez ,face aux "grands ensembles" d'un monde qui change, ramener la France à un isolationnisme mortifère?

Vous êtes en accord avec les LE PEN ou les Dupont -AIGNAN?

Vous vous dites"communiste"? Alors que Marx fixe l'objectif du dépérissement de l'ETAT .., en rappelant que l'antagonisme c'est CAPITAL/travail.., vous optez pour une formede "national-communisme chauvin" etc

Qui n'a pas eu ses réactions de certains Amis, pourtant peu soupçonnables de complaisance avec les "européistes" dits de"gôche".

J'ai souvent répondu de façon "cavalière" à certains camardes que pour pouvoir , en processus révolutionnaire, "détruire l'ETAT"...encore fallit il qu'il EXISTE encore
On est là dans la question de "supra-nationalité" des appels au "fédéralisme " dans l'U.E etc
M^zme si, selon moi, le terme de '"supra-nationalité" est discutable

c'est une confédération de REGIONS("landers" ) que le Capital souhaite fabriquer...

Ce débat SOUVERAINETE NATIONALE et Lutte des CLSSES méritera des échanges , ici, sans complaisance..

J'avoue avoir besoin de mieux comprendre les raisons de "slogans secs" tels sortir de lEURO, sortir de l'UE."

Sans -selon moi- davantage se "frotter" au débat de "Comment, avec quels rapports de force , national et de solidarités de classe internationale sur ce continent", on aura du ma là convaincre de la"faisabilité" d'un démontage du mécano capitaliste, commencé à la fin des années 40 .-Traité de Rome notamment-.



Pour ce sor, je veux rappeler ici la prise de position de 21 partis communistes européen

L'absence du PCF , ce qui contrarie des camarades, me semble cohérente avec ce que l'expression "Nous sommes "EUROCONSTRUCTIFS"" aura constitué comme virage du PCF, dans les années 90
Mais ici il ne s'agit pas de faire le procès des PC existant..mais de voir ce qu' il en est de CONVERGENCES sur quelques questions de fond, entre Communistes

Déclaration commune de 21 Partis Communistes sur les élections européennes





mardi 12 mai 2009


Travailleurs, indépendants, artisans, petits agriculteurs, femmes, jeunes
Nous nous adressons à vous au sujet des élections européennes de 2009.
Travailleurs et petis agriculteurs, syndicalistes, militants des
mouvements pacifiste, féministe, des organisations de jeunesse,
militants pour les droits démocratiques, pour les libertés populaires,
de la solidarité internationale, militants des mouvements contre les
traités de l’UE et de l’OTAN. Nous partageons la vision d’une société
sans exploitation de l’homme par l’homme, sans pauvreté, injustices
sociales et guerres impérialistes. Nous nous associons dans cette
campagne pour une Europe de la prospérité pour le peuple, de la paix,
des droits démocratiques et sociaux, une Europe qui n’a rien à voir avec
l’Europe du capital et de la guerre.


Traduction AC pour Solidarité-Internationale-PCF


Vous nous connaissez, vous pouvez nous faire confiance. Nous nous
sommes retrouvés dans les luttes communes : dans les grèves et dans les
mobilisations contre la stratégie de Lisbonne, pour des emplois stables
avec des contrats protégés, contre la privatisation des services
publics, pour l’éducation et la santé gratuite et publique, contre les
guerres impérialistes et l’occupation de la Palestine, de l’Irak, de
l’Afghanistan et de la Yougoslavie. Dans les luttes pour la défense des
libertés démocratiques et des droits des immigrés. Nous étions côte à
côte dans les manifestations des jeunes et des étudiants, lors des
mobilisations d’agriculteurs. Nous avons lutté pour la victoire du NON
lors des réferendums qui ont eu lieu en Irlande, en Hollande et en
France.


Nous vous avons dit la vérité sur la crise économique. Ses racines se
trouvent dans l’accumulation de richesses dans les mains d’une minorité
à travers l’exploitation brutale de la majorité qui est condamnée à la
pauvreté, à la précarité, à l’insécurité. La vraie solution [à la crise]
pour le peuple doit être trouvée en affrontant sa cause : la recherche
de profits, le capitalisme lui-même et pas un de ses modes de
régulation. N’acceptez pas de payer la crise ; vous en n’êtes pas
responsables. Luttez pour tout ce qui vous appartient, la satisfaction
de vos besoins actuels selon vos critères de progrès social ; et contre
un retour en arrière. N’attendez pas de solutions de l’UE, elle est une
partie du problème, elle a des solutions qui ne profitent qu’à
l’oligarchie.


L’UE est un instrument du capital. Elle défend des mesures en faveur
des monopoles, de la concentration et de la centralisation du capital.
Avec le “Traité de Lisbonne” ces caractéristiques en tant qu’économie
impérialiste, bloc politico-militaire ont été renforcées contre les
intérêts des travailleurs et des peuples. La puissance militaire,
l’autoritarisme, la répression étatique ont été renforcées.


Au nom de la “modernisation”, de la “compétitivité” et de
“l’entreprise”, de la “flexsécurité”, on intensifie les attaques sur les
droits des travailleurs et des syndicats. Le droit de grève est remis
en cause, tout comme les autres libertés syndicales. La semaine de
travail tout comme les salaires sont réduits sous prétexte de
sauvegarder la rentabilité du capital. La perspective d’avenir pour les
travailleurs est de travailler sans aucun droits jusqu’à la mort. Un
cadre cauchemardesque pour les droits des travailleurs est en train de
se dessiner, avec l’augmentation de la journée de travail et la semaine
de 65 heures, couplée au sous-emploi, au chômage et à la précarité. Les
attaques contre les salaires, les retraites, avec le recul de l’âge de
départ à la retraite, avec la distinction du temps de travail entre
temps de travail actif et non-actif, avec la hausse des prix, avec la
multiplication des accidents du travail. Avec l’abandon des systèmes
d’éducation, de santé, les services publics et sociaux au grand capital.
La disparition des petits et moyens agriculteurs, au profit des gros
agriculteurs et des monopoles. L’intensification de la répression
d’Etat, la montée de l’anti-communisme, du racisme, de la xénophobie.
Les premières victimes de l’intensification de l’exploitation, de la
répression sont les jeunes, les femmes et les travailleurs immigrés.


L’Union Européenne est un pilier du nouvel ordre impérialiste, de la
mondialisation capitaliste. Elle soutient le massacre des Palestiniens
par Israel. Elle participe activement aux projets agressifs menés contre
les peuples, en particulier contre ceux des bords de la Méditerrannée,
d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique Latine. Elle participe à la
course aux armements, à la mise en place d’un « bouclier anti-missile »,
au retour du dogme de la frappe nucléaire préventive. Elle s’aligne sur
les Etats-Unis et l’OTAN. Le militarisme est intrinsèque à sa
structure.


Ces événements donnent raison à ces forces qui se sont opposées au
traité de Maastricht, ainsi qu’à ceux d’Amsterdam et de Nice. Qui ont
dit NON aux Traités de Schengen et de Prüm. Hier nous n’étions pas
seuls ; aujourd’hui nous sommes encore plus nombreux. Trois peuples ont
rejeté la “constitution Européenne”, le traité de Lisbonne, des milliers
de travailleurs et de jeunes luttent dans toute l’Europe contre les
politiques de l’UE. Nos partis ont apporté une importante contribution à
cette lutte. Nous ne nous sommes pas soumis à la pensée unique. Nous
avons contribué à faire vivre l’espoir et d’autres perspectives.


Aujourd’hui les effets des politiques que l’UE a promues depuis sa
fondation sont évidents. Il n’y a pas de solutions à la crise qui soit
favorable au peuple sans le rejet de Maastricht et des “4 libertés”
qu’il établit pour le capital (“liberté de circulation” du capital, des
biens, des services et de la force de travail). Les travailleurs ont
acquis de l’expérience. Lors des élections européennes, ne croyez pas
les forces qui ont mis en place ces politiques anti-populaires et
conservatrices.


Les droits des travailleurs n’ont rien à voir avec la constitution
d’un marché interne unifié, l’accélération de la stratégie de Lisbonne,
la directive Bolkenstein, la flexsécurité, la PAC. Les traditions
démocratiques et de militantisme, les libertés populaires sont en
complète contradiction avec le renforcement de l’Espace de Liberté, de
Sécurité, et de Justice, le renforcement des mécanismes répressifs
utilisant la “menace terroriste” comme prétexte ; avec la persécution et
l’emprisonnement de communistes et d’autres militants, avec la
réhabilitation du nazisme et du fascisme et la situation inacceptable
des “non-citoyens” en Lituanie, Estonie et Slovénie.


Il existe une alternative pour les peuples. A travers les luttes des
peuples, est mise en avant la perspective d’une autre Europe, une Europe
de prospérité pour le peuple, une Europe du progrès social, des droits
démocratiques, de la paix et du socialisme. Les impasses, les
contradictions qui dans le contexte de la crise deviennent plus aigues,
les difficultés que l’UE rencontre sont des éléments dont les peuples
doivent tirer avantage. Le renforcement de l’opposition populaire
actuelle aux politiques inhumaines et anti-populaires de l’UE ne peut
qu’être profitable aux travailleurs.


Ainsi, la lutte quotidienne pour la défense et l’extension des droits
démocratiques et sociaux en sortira renforcée. Tout comme la
possibilité d’une réelle solution alternative.


Luttez avec nous pour :


Des emplois stables, dignes, avec des droits. Pour des augmentations réélles des salaires et des retraites

Que les peuples deviennent maîtres des ressources naturelles et des secteurs stratégiques des économies de leurs pays

Des
systèmes de santé et de sécurité sociale gratuits et publics. Pour
l’avancement de l’âge de départ à la retraite et pour des augmentations
réelles des retraites. Pour une éducation de qualité, gratuite et
publique pour tous

Des droits pleins et entiers pour les travailleurs immigrés

Le
soutien aux petits et moyens agriculteurs et la défense de la sécurité
alimentaire. Pour une véritable protection de l’environnement sacrifié
aux profits du grand capital.

Le
droit pour chaque peuple de choisir leur propre voie de développement.
Ce droit inclut le droit de se sortir de la dépendance multiforme de
l’UE et de l’OTAN et de choisir la voie socialiste.

La
paix, le retrait de toutes les bases militaires des Etats-Unis et de
l’OTAN et le démantèlement de l’OTAN. Contre le “Partenariat pour le
Paix” et l’Euro-Armée. Contre la participation dans les guerres
impérialistes et dans les interventions armées.

La
solidarité avec tous les peuples en lutte. Pour un Etat palestinien
indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale. Pour une solution juste
du problème Chypriote. Pour la défense de Cuba socialiste, l’abrogation
de la position commune de l’Union Européenne vis-à-vis de Cuba.


Votez pour les listes militantes que nous soutenons dans chaque pays.


Affaiblissez les forces qui soutiennent et défendent l’UE – Renforcez-vous


Non à l’UE des monopoles et du militarisme


Pour une Europe de la prospérité pour le peuple, de la paix, de la justice sociale et des droits démocratiques, du socialisme.


Les 21 partis signataires


Parti du travail de Belgique


Parti communiste de Grande-Bretagne


Parti Communiste de Bulgarie


Parti des communistes bulgares


Parti communiste au Danemark


Parti communiste d’Estonie


Parti communiste de Grèce


Parti communiste ouvrier de Hongrie


Parti communiste d’Irlande


Parti des Travailleurs d’Irlande
Parti socialiste de Lettonie


Parti socialiste de Lituanie


Parti communiste du Luxembourg


Parti communiste de Malte


Nouveau parti communiste des Pays-Bas


Parti communiste de Pologne


Parti communiste portugais


Parti communiste roumain


Parti communiste de Slovaquie


Parti communiste des peuples d’Espagne


Parti communiste de Suède.




Cordialement


Alain Chancogne

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Re: ET si on parlait de cette "EUROPE", , construitePAR et pour le CAPITAL contre les travailleurs, et la SOUVERAINETE NATIONALE?

Message par Alain Chancogne le Ven 10 Mai - 8:04

EN attendant l'arrivée d'intervenats qui tardent un peu à s'inscrire., j'ai logé .sur mon modeste et récent blog quasiconfidentiel, une partie d'un texte vieux de 2OO5..de Y.Lavallée

J'ai coupé le début, pour en rester au sujet qui aide à approfondir ce que chacun peut apporter et/ou "re-voir" de réflexions sur desquestions-clés.. qui mérient certainement de ne pas figer les "lignes"..


Ainsi de tout ce qui touche à la question de"souveraineté nationale" comme axe du combat..de CLASSE!

Ce qui nous différencie de certains"souverainistes cocardiers" et permet de lier au combat de clasee quotidien et à la recherche de perspective communiste de ce millénaire,...tout ce qui est d'original atout au sein du courant révolutionnaire de "chez nous" , cette FRNCE -celle que chante FERRAT-...considérée comme"mouton à cinq pattes" par le Capitalisme et ses harkis européistes...

Donc, sur

http://communisme-sur-gironde.over-blog.com/








Communisme, NATION....

Publié le 9 Mai 2013 par Alain Chancogne

Nous savons que cette question divise la mouvance communiste..

Ce point de vue d' Ivan Lavallée date de 2005..

Publié sur le site

http://www.lafauteadiderot.net/-La-faute-a-Diderot-sur
extrait



Pour la France

Décriée par certains, considérée comme dépassée, négligée par d’autres, la nation française reste le lieu par excellence de l’articulation du local à l’universel, elle est encore pour longtemps la matrice de notre démocratie, de notre culture, l’espace privilégié des luttes. La nation française a une longue histoire, mais surtout une histoire très riche. Une histoire riche des luttes du peuple pour l’émancipation du travail. C’est en 1358, lors de la grande Jacquerie, réprimée dans un fleuve de sang, que pour la première fois le monde du travail, la paysannerie, et la classe montante de l’époque, la bourgeoisie, remettent en cause le pouvoir royal, chacune de leur côté. Les Jacques, les paysans réclament leur dû, le fruit de leur travail. Les bourgeois, avec Etienne Marcel contestent le pouvoir royal. C’est à travers une longue gestation de plus de 400 ans, marquée d’avancées et de reculs, de luttes populaires, de conceptualisation philosophique, de développement économique que se forge l’identité de la nation française et du peuple de France, sa tradition révolutionnaire. Cette tradition essaimera en Europe au 17ème siècle (la guerre des Hussites). C’est l’ambiguïté de la Révolution Française qui donnera son originalité au peuple français. La bourgeoisie en tant que classe, incapable de faire la révolution seule comme en Angleterre, à travers un compromis avec l’aristocratie et le pouvoir royal, jettera les masses populaires dans la tourmente, leur faisant effectuer la rupture révolutionnaire, donnant en même temps, à son corps défendant, légitimité aux revendications populaires. C’est dans cette matrice, dans la fureur, le sang et le feu que se forge la tradition révolutionnaire française. Par la suite, pour établir son pouvoir de façon stable, la bourgeoisie a écrasé la tentative révolutionnaire prématurée de la Commune, espérant casser pour longtemps toute perspective de « république sociale ».

Nous sommes les héritiers des Jacques, des sans culottes, des communards qui montaient « à l’assaut du ciel », de Guy Moquet et de Fabien, de Isaac Manouchian, de Maurice Audin et de Yveton.

La France est une grande nation, par son histoire et par sa culture, sa voix pèse lourd sur la scène internationale. Le non de la France à la guerre en Irak a résonné à travers la planète, le non du peuple français au projet de constitution européenne n’a pas encore fini d’interpeller les peuples, et pas seulement en Europe. La France n’est pas soluble dans l’Europe.

En même temps, l’espace économique et géopolitique France ne peut être auto-suffisant. Il n’est pas question de se retrancher derrière les murs d’une forteresse. La France, le peuple de France ont beaucoup à recevoir et à donner au monde, aux autres peuples. Notre rôle de communistes est précisément de montrer comment doit s’organiser la place de la France dans le monde, ce qui ressortit à des accords avec des pays d’Europe, avec une organisation des rapports de pays européens, ce qui ressortit à des accords internationaux, en tant que nation. En tant que peuple, quelles doivent être les solidarités à développer, avec les peuples et avec les classes opprimées, les mouvements de libération ? Le peuple de France est le fruit d’un mélange de populations, par invasions autrefois, par immigration aujourd’hui. Notre langue en témoigne qui est celle dans le monde qui a emprunté le plus aux autres langues, c’est aussi notre richesse qui n’est pas multiculturalité mais qui est fusion, amalgame, synthétisation d’apports de différentes cultures pour n’en former plus qu’une en constant renouvellement tout en étant adossée à un fond de sédiments culturels historiques.

Mais qu’est-ce donc que la Nation ?

Essayons de comprendre ce qu’est la nation.

Les nations occidentales se sont constituées comme forme sociale permettant un type de fonctionnement de la structure capitaliste et de la gestion de ses contradictions. Cette construction ne s’est pas faite à partir de rien, mais à partir d’un état existant, un territoire, et un peuple, lui même héritier de son histoire. La nation vue ainsi, combine sur un territoire et dans un cadre technique donnés – niveau de développement des forces productives -une activité de production et de consommation exercée par une population divisée en classes du fait des rapports de production et de propriété. La nation, par son caractère de classe, par l’histoire dont elle hérite et est porteuse est donc par définition porteuse de contradictions et de conflits. Elle est homogénéisée par les institutions représentées par l’Etat qui est une forme historique concentrée des rapports sociaux et une matérialisation de l’unité sociale. L’Etat est la forme d’organisation qui permet l’homogénéisation de la nation, que ce soit par le droit, la force brutale ou l’idéologie, ou un combiné des trois. Bien que le capitalisme soit commercialement mondialisé depuis plusieurs siècles, la nation peut-être interprétée comme une étape dans l’histoire de l’enracinement territorial de la production, de la consommation et des techniques.

Les fonctions de production et de consommation ont été mises en oeuvre de façon différenciée dans l’espace mondial par des bourgeoisies autonomisées au sein de nations. Ces bourgeoisies ont eu besoin, pour se consolider, se développer de manière interne et mener entre elles, sur le fondement de nations, la concurrence des capitaux.

Bien que la nation puisse apparaître en première analyse, en occident, comme une forme sociale capitaliste, les classes exploitées, sans toutefois remettre en cause la domination du capital, ont pu par leurs luttes investir les infrastructures de production et de financement de la nation (services publics, nationalisations) tout en améliorant sensiblement leurs positions dans la consommation individuelle et collective. Sur la base même de la citoyenneté mise en place par la bourgeoisie, les classes populaires et les classes moyennes ont conquis une place dans la nation, contribuant ainsi à la réorientation du format capitaliste initial du phénomène national. De larges fractions de la population se sont appropriées le fait national, qu’elles ont contribué à démocratiser et à défendre (par exemple, l’adoption du programme du CNR à la libération).

En quelque sorte, la nation a joué au plan politique et économique le même rôle que la raison au plan de la connaissance. Toutes deux « inventées » par la bourgeoisie, elles ont été transformées par les luttes en armes de sa critique. C’est ce qui fait que la nation est une forme sociale moderne et progressiste, potentiellement appropriable par les classes exploitées. Elle peut devenir le terrain privilégié de création sociale et devenir ainsi un bien collectif.

Au sein de la nation, la population devient la population-nation, les entreprises fonctionnent comme entreprises-nation, et l’État s’entend comme État-nation. Cette formulation permet de comprendre que tel ou tel élément d’une formation sociale puisse continuer d’y exister avec la même apparence que précédemment, sans le même contenu cependant. Il est clair, par exemple, que la forme actuelle de l’État tend à ne plus être celle de l’État-nation mais celle de l’État-Concurrentiel

Et puisqu’il s’agit pour certains ici et ailleurs de ré-écrire une constitution européenne, rappelons que, dans la période historique que nous vivons, l’Europe n’a pas vocation à devenir nation et n’a donc pas besoin de constitution et que, concernant les traités européens… ou autres, il est un fait, sans qu’il soit besoin pour cela de constitution européenne, que les traités entre états, régulièrement ratifiés et approuvés ont, sous certaines réserves toutefois, une autorité supérieure à celle des lois.

Ainsi, dans l’espace européen et mondial, si des transferts de compétences sont possibles et probablement souhaitables, ils ne sauraient en aucun cas entraîner des transferts de souveraineté. La vocation des institutions françaises est de concourir à la formation d’une citoyenneté basée sur des valeurs forgées au cours de l’Histoire ; le service public, le droit du sol, la laïcité, etc.

La « citoyenneté européenne » décrétée par décrets européens est un OPNI, (objet politique non identifié) et le restera encore longtemps. La nation française est et demeure le niveau le plus pertinent d’articulation du particulier et de l’universel.

Texte rédigé en 2005

Notes :

[1] Marx déjà en son temps, bien qu’espérant en une « République universelle des prolétaires » était bien conscient de la nécessité de mener les batailles au niveau national. Lire Les luttes de classes en France

Alain Chancogne
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EUROPE et LUTTE DE CLASSE (Septembre 2010) Publié par AC

Message par Admin le Sam 11 Mai - 7:57

C’est de qui ?

« Au cours de ces dernières années, la constitution du Marché commun a été présentée comme répondant aux nécessités du développement économique et social de l’heure, comme une réalisation qui apportera le bien-être aux peuples intéressés. On a même flatté les sentiments profonds de la classe ouvrière pour un rapprochement entre les peuples, en la présentant comme un pas vers l’internationalisme.

La CGT a dénoncé ces mensonges et mis à jour le caractère impérialiste de cette opération des monopoles qui ne visait ni au bien des peuples ni à l’amélioration des conditions de vie et de travail des prolétaires ni à l’établissement d’une amitié entre les peuples favorables à la paix, mais uniquement aux intérêts des capitalistes, placés dans les conditions actuelles, devant la nécessité d’une concentration industrielle et bancaire de plus en plus impérieuse.

L’une des objections qui était faite à notre position par ceux qui étaient impressionnés par les campagnes en faveur du Marché commun, ou qui estimaient qu’on pouvait infléchir la position des monopoles, était que nous tournions le dos à l’histoire, que nous nous opposions au progrès de la société humaine en nous opposant au développement et à la concentration des moyens de productions.

Le problème est, pour les organisations ouvrières, de prendre résolument la défense des travailleurs et des masses populaires qui sont appelés à faire les sacrifices de cette opération des monopoles, et non de justifier ou d’admettre, si peu que ce soit, sous prétexte que cette concentration est inévitable en régime capitaliste, les opérations réactionnaire qu’elle appelle.

Le Marché commun n’a pas et ne pouvait pas aboutir à l’amélioration de la situation de la classe ouvrière. Il l’a aggravée. Le Marché commun, sous le signe des monopoles, ne pouvait pas ne pas aboutir à ce que ces derniers dominent de plus en plus l’Etat dans chacun de ses pays où tous les gouvernements exécutent désormais fidèlement leur politique.

La domination des monopoles qui a abouti, dans tous les pays du Marché commun, à l’installation de gouvernements à leur dévotion, est une menace permanente pour les libertés ouvrières et démocratiques. Les mesures déjà prises, celle dont on nous menace en permanence contre le droit de grève, deviendront de plus en plus la règle commune au fur et à mesure que s’exacerberont les antagonismes de classe.

C’est seulement ainsi qu’on peut amener la classe ouvrière, alliée aux autres travailleurs à la seule solution possible du problème : l’élimination des monopoles.

Le vrai problème pour les organisations ouvrières est donc celui de briser cette puissance que constituent les monopoles et de les priver de leurs moyens d’action.

Nous le disons très franchement aux militants des organisations qui participent aux institutions du Marché Commun, nous n’avons aucune confiance dans la possibilité de transformer ces organismes, de les infléchir vers une politique différente.

Quelles que soient les modifications qui puissent leur être apportées, ils poursuivront leur politique actuelle aussi longtemps que les représentants des monopoles et les gouvernements à leur dévotion en seront les animateurs et les bénéficiaires. Ce n’est ni dans ces organismes, ni au simili parlement de Strasbourg, que sont élaborées les décisions à prendre et les orientations à donner. C’est dans les conseils d’administration des Banques et les hautes sphères dirigeantes des monopoles que tout est réglé selon un principe immuable : servir les intérêts des potentats modernes, même en écrasant tout ce qui s’y oppose. C’est à ces directives qu’obéissent, et les fonctionnaires les plus hauts placés, et les représentants des gouvernements. Les projets et les plans qui ne répondraient pas à ces données n’ont aucune chance de voir la moindre application, car ce sont eux-mêmes, les monopoles et les gouvernements, qui sont chargés de cette application.
(…)

Cela nous amène à donner notre opinion sur les questions de supranationalité et du fétichisme créé autour de la « nation européenne », voire des Etats-Unis d’Europe.

Nous n’avons pas le droit de nous griser de paroles et de prendre des rêves pour des réalités. Les nations existent avec leur histoire, les traditions dans lesquelles elles se sont formées, leurs coutumes, leur culture, leur langue, leur développement économique et social, différent d’un pays à l’autre, et par conséquent avec des besoins différents.

Pour parvenir à des progrès, il faut aussi, dans chaque pays, changer les gouvernements domestiques des monopoles. La classe ouvrière ne peut le faire seule. Elle doit réaliser l’alliance avec les autres couches sociales victimes des monopoles et les conditions de cette alliance sont nécessairement différentes dans leurs détails, d’un pays à l’autre. Il est peu, ou même pas du tout probable que de tels changements surviennent en même temps dans tous les pays du Marché commun mais un succès dans l’un de ces pays aidera à faire avancer les autres dans ce sens.

Est-ce faire preuve de nationalisme ou bien plutôt d’un souci des réalités que de tenir compte de ces faits ? Est-ce servir les intérêts profonds des travailleurs et des peuples des pays du Marché commun, que d’adopter le cosmopolitisme des monopoles dont la patrie se trouve partout où ils réalisent des profits ?

Nous nuirions à la collaboration fraternelle des peuples, nous retarderions l’union ouvrière pour le progrès, pour la liberté et la paix, si nous laissions croire un seul instant que dans l’Union européenne que les capitalistes veulent réaliser, il y a la moindre parcelle de cet internationalisme auquel aspirent les travailleurs. Nous devons au contraire démasquer leurs subterfuges et expliquer que les Etats-Unis d’Europe dont parlent d’abondance les représentants les plus typiques des monopoles, ne seraient qu’une simple association réactionnaire d’exploiteurs unissant leurs efforts pour maintenir les peuples sous leur domination, et empêcher l’évolution de la société vers le socialisme, vers une véritable collaboration fraternelle des peuples. »
C’EST DE…la CGT !!
Réf : Extraits d’un discours prononcé par Benoit Frachon, en 1964 devant le Conseil général de la Fédération Syndicale Mondiale. Ces paroles font ressortir avec une terrible insistance les reniements de ceux qui, aujourd’hui, ne jurent plus que par la Confédération Européenne des Syndicats…

Et « ça » ??
…c’est de Francis..Wurtz…..dans l’huma, mais..en 2010:



« L’Europe est dans une crise sans précédent. Sur quelles bases faudrait-il la refonder ?
Francis Wurtz : Premièrement, il faut tout faire pour ne plus faire dépendre le développement de l’Union européenne (UE) des marchés. Comment trouver de l’argent, l’obtenir à de meilleures conditions de taux d’intérêt et de durée, à l’abri des spéculateurs et afin de financer un développement sain ? Il faut poser la question de l’utilisation de la capacité du système de banques centrales à créer de la monnaie à partir de rien, sans avoir à rémunérer du capital et à se soumettre aux spéculateurs. Cela implique un changement radical de la conception de la Banque centrale européenne. Un changement radical par rapport à la philosophie du pacte de stabilité, qui rationne les dépenses publiques. Cela suppose d’aller dans le sens d’une proposition des économistes communistes : le crédit sélectif. C’est-à-dire que l’on n’accorderait pas un crédit de la même manière d’une part à une entreprise dont l’investissement produit de l’emploi, élève la formation des salariés, favorise la recherche ou la défense de l’environnement, ou à un pays pour créer des richesses durables et utiles ; et d’autre part à des investissements qui servent à financer des opérations spéculatives. Combien va au marché ? Combien va aux peuples ? Là est l’enjeu de cette bataille sur les critères et sur les taux d’intérêt. C’est une confrontation de classes moderne. Renoncer à poser cette question reviendrait à capituler devant les exigences du marché.
Le deuxième axe est celui d’une politique de coopération entre les États membres de l’UE, à l’inverse de cette guerre larvée entre partenaires. Il faut rompre avec cette logique qui pousse chaque État à utiliser ses avantages compétitifs pour couler ses voisins. La politique de baisse des coûts salariaux, afin d’augmenter les exportations au détriment des autres pays, initiée en Allemagne par la coalition des sociaux-démocrates et des écologistes lorsqu’elle était au pouvoir, est devenue la règle dans toute l’UE. C’est socialement intenable et économiquement contre-productif. Nous devons au contraire utiliser le poids de l’UE pour changer les règles internationales fondées sur les exigences de la finance. Nous aurons des alliés en très grand nombre dans les autres régions du monde, qui cherchent à s’émanciper des marchés financiers.
Le troisième axe porte sur l’implication des peuples. Le fonctionnement de l’UE s’est mué en un véritable repoussoir. L’Europe doit devenir un instrument de protection de l’emploi et des conditions de vie. Cela suppose des droits et des pouvoirs nouveaux, jusque sur l’utilisation de l’argent. Cela suppose le respect de la souveraineté populaire et de la dignité.
Quelles sont les marges de manœuvre des progressistes ?
Francis Wurtz : Elles sont à conquérir, à trois conditions. Premièrement, ils doivent se faire les porte-parole des résistances des peuples. Il ne faut pas laisser passer sans réagir les tombereaux d’insultes qui tombent sur les Grecs, comme s’ils étaient responsables. Deuxièmement, les orientations des institutions et des dirigeants européens sont délégitimées dans l’opinion. Il faut savoir en profiter. Troisième condition : faire preuve de créativité politique, contrer les fausses bonnes solutions (sortie de la zone euro, flexibilité accrue du travail, création d’un fonds monétaire européen, ou mise sous tutelle les parlements nationaux). Il faut refuser l’union sacrée, porter des idées neuves pour refonder l’UE et la soustraire aux exigences des marchés. »

Mais ça, c’est sur …
http://canaille-le-rouge.over-blog.com/
…qui réplique à cette « merde » européiste !


Le système financier craque de partout devant les exigences du capital à laminer les peuples. L'UE bras séculier des marchés en Europe est prise entre crampes et paralysies. Elle reste tétanisée devant la boite de pandore qu'elle à construit délibérément à partir de la CECA des années 50 et qu'elle a ouverte avec le traité de Lisbonne. Fuite en avant en fait au devant des marchés l'UE organise l'explosion de toutes les bases de souveraineté qui pourraient y faire obstacle. Ce qu'avance F Wurtz revient déjà à dire qu'on ne la rejette pas et de plus de postuler qu'il est possible de réussir de l'accumulation sans exploiter ou de faire la guerre sans destruction. Au mieux une ineptie, au pire et là le pire est le plus probable une dérive de la pensée qui fuit par tous les trous percées dans tous les repères.

La boite à idée transformée en passoire. Ce qu'il avance n'a plus rien de marxiste, ni de marxiens, même un disciple de la tendance Groucho n'y retrouve pas de repères. Le parlementarisme lui a mis un tel coup de barre et là, plus de Marx pour que ça reparte. Comme un Monsieur Loyal du cirque strasbourgeois, il nous sort de sa manche un lapin rose : "Cela suppose d’aller dans le sens d’une proposition des économistes communistes : le crédit sélectif". On connaissait le tri avant la poubelle et ses difficultés. Caricature ? Que nenni, lisez la suite : "C’est-à-dire que l’on n’accorderait pas un crédit de la même manière d’une part à une entreprise dont l’investissement produit de l’emploi, élève la formation des salariés, favorise la recherche ou la défense de l’environnement, ou à un pays pour créer des richesses durables et utiles ; et d’autre part à des investissements qui servent à financer des opérations spéculatives" Donc à situation de crise grave réponses fortes et révolutionnaire : le robinet du crédit (qui n'est que de la richesse stockée créée par le travail ou à créer par les peuples) pourrait –dans certaines conditions, lesquelles- continuer "à financer des opérations spéculatives" ?

Oh, Francis ! T'en es où ? C'est ça la visée communiste du 21ème siècle ? Permettre au prisonnier de distraire une partie des ficelles pour tresser la corde qui va l'étrangler et la donner au bourreau ?

Et fier de la trouvaille, il s'acharne et confirme y compris en inversant l'ordre des termes pour que rentre bien dans les têtes : " Combien va au marché ? Combien va aux peuples ? Là est l’enjeu de cette bataille sur les critères et sur les taux d’intérêt. C’est une confrontation de classes moderne. Renoncer à poser cette question reviendrait à capituler devant les exigences du marché".

Donc l'horizon indépassable de la lutte des classes du 21ème siècle, c'est d'accepter le racket des marchés et la stérilisation de tout ou parties des richesses dans l'accumulation pour financer à crédit tout ou partie de la spéculation ? A ce compte là, vite, il faut que Goldman Sachs renfloue les caisses PCF au titre de souscription pour service rendu et que Jean Peyrelevade (celui du Crédit Lyonnais et de Confrontation réunis) en devienne le trésorier. Un congrès d'étape devrait suffire pour mettre cela en route. Faut arrêter les herbes. Sinon, cela donne cette péroraison : "L’Europe doit devenir un instrument de protection de l’emploi et des conditions de vie." c'est contraire à tous ses principes fondateurs. c'est nous faire prendre les requins du capital pour des éléphants roses :Les centaines de milliers d'emplois à statuts dans les services publics supprimés au travers de l'UE, les augmentations des tarifs et le démantèlement des activités non rentable pour le capital témoignent de cette capacité quasi religieuse à se préparer à un monde meilleurs quand la part spéculative des marchés sera maitriser par la réorientation…etc. Il nous prend pour des billes le Francis ? Si les mots ont du sens, cela veut donc dire que la direction du PCF (il en fait parti et ne parle jamais sans avoir des garantie) se propose de s'inscrire durablement dans l'existence de l'UE, des marchés financiers de la casse des protections sociales qui doivent les alimenter. Pas exactement un projet communiste ni même communisant pas même socialisant à peine moins à droite que Bayrou. Pour cerner le débat et l'éclairer de façon non polémique, deux propositions : La première : lisez, faites lire, et ceux qui le peuvent, svp, transmettez à F Wurtz le texte de l'allocution de Benoît Frachon en 1964 sur la construction européenne (il est sur ce blog : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/# ) au congrès de la FSM, et au passage comparez celui des deux, F.Wurtz ou B.Frachon, collent le mieux aux réalités de 2010 et est dans l'esprit du non de 2005) La seconde : reprenez la collection de l'Huma pour voir ce qu'il était dit du congrès du SPD allemand initialement hostile à l'économie de marché, le SPD de l'Ouest finit en 1959 par l'accepter avec le programme de Bad Godesberg, En particulier un article paru le 30 mai 2008 à propos des déclarations de F Hollande : « Depuis le temps que l’on nous sommait de faire notre aggiornamento ou notre Bad Godesberg, voilà qui est fait. ». Dans son édito D Bègles écrivait : "L’aveu vient de l’actuel premier secrétaire du PS, François Hollande. " Le congrès de Bad Godesberg, en 1959, marque un jalon aussi important dans l’histoire de la social-démocratie européenne que le Congrès de Tours (1920) dans celle de la gauche française. C’est lors de ce congrès que les sociaux-démocrates allemands ont décidé d’abandonner toute référence au marxisme, transformant le SPD en parti se soumettant à ce que d’autres ont appelé « la main invisible de l’économie de marché ». Et en remisant dans les placards de l’histoire tout décryptage de la réalité sociale par le critère d’antagonisme de classe".
F Wurtz ne rejette pas l'antagonisme de classe il s'empare de sa défroque pour masquer les dents du capital.

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EURO..TERMINUS?

Message par Alain Chancogne le Mer 22 Mai - 17:28

En attendant que des Camarades viennent donner ,eux aussi, leur opinion, ayant mis en son temps dans mes"dossiers persos" ce texte paru dans le MONDE DIPLO, je le "pose" en référence ici, ce qui me permet(chutt)de faire de la pub pour mon blog vagissant..ou on trouvera donc le texte intégral

http://communisme-sur-gironde.over-blog.com/


Je me contente de cet extrait car souvent, de "braveséconomistes distingués" , des hommes de Gôôche, comme l'ami(?) Mélenchon ou le Ministre actuel des affaires étrangèreset son "second" aux Affaires Européennes-juqu'au limogeage de Cahuzac (FABIUS et e Bernard Cazeneuve, )ont certes voté NON en 2OO5 mais ont brocardé, insulté les tenants du NON à MAASTRICHT en 1992,

..............;Aujourd'hui ces brillants accoucheurs del'EURO et de la BCE, champions donc del'abandon de souveraineté nationale..
, nous expliquent que"Sortir de ce maraicage puant serait impossible..! Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

Les plus "audacieux" (pardon de dire que c'est le cas des principaux dirigeants du FDG ) veulent"démocratiser la BCE" (sic) Sad,"réorienter l'EUROPE".. Embarassed Embarassed... ce qui est aussi réaliste que de vouloir convaincre le renard qu'il se doit de respecter les poules qui lui font l'honneur d ele laisser vivre dans leur poulailler.... affraid

LORDON réplique(il évoquait la GRECE , mais son explication "colle" pour tout pays de la"zone EURO" )




Sortie, mode d’emploi

Evidemment l’impossibilité d’opposer
est toujours conditionnelle à un certain cadre institutionnel, en
l’occurrence celui des traités, dont il suffit de sortir pour recouvrer
quelques degrés de liberté — et se sauver. Sauf à ce que l’Europe
modifie du tout au tout sa politique insensée, la Grèce se trouve rendue
en ce point où le geste de sa propre sauvegarde va bientôt s’imposer
sans appel. Sa survie passe alors par un arrachement radical :
Défaut complet sur sa dette souveraine. Le défaut ne règle sans doute aucun des problèmes structurels de la Grèce. Si elle n’est certainement pas un Etat failli, un failed State, puisque l’ordre légal d’un Etat de droit et la sûreté y règnent, la Grèce cependant pourrait être proche d’une failed administration, notamment dans sa composante principale, à savoir l’organisation du prélèvement fiscal [2].
Mais cette refonte-là appartient aux moyen et long termes, or l’urgence
c’est de ne pas mourir ! Le défaut s’impose alors, car le déficit est
maintenant imputable aux trois quarts au service de la dette — 6 points
de PIB sur 8 de déficit. La Grèce en effet a réduit à marche forcée son
déficit primaire de 10 points de PIB début 2010 à un peu plus de 2
points de PIB fin 2011 [3],
niveau — parfaitement gérable — qui serait alors celui du déficit tout
court, le service de la dette disparaissant du jour au lendemain après
un défaut total.
Réarmement de la banque centrale nationale.
Mais dira-t-on, précisément, il resterait deux point de PIB de déficit à
financer… alors même que la Grèce ne disposera plus d’accès à aucune
source de financement externe, ni les marchés, ni bien sûr les fonds de
l’Europe (Fonds européen de stabilité financière [FESF], mécanisme
européen de stabilité [MES]) ou du FMI après que le pays se soit
affranchi de la troïka et de ses ajustements structurels. C’est pourquoi
il n’est pas d’autre solution possible — mais celle-ci est possible ! —
que la reprise en main souveraine de sa banque centrale nationale,
réarmement qui signifie de facto sortie de l’eurosystème de
banques centrales, donc de l’eurozone, et retour à la drachme. C’est la
Banque de Grèce qui financera, par création monétaire, le déficit
transitoire qu’un retour à la croissance achèvera de résorber.
Dévaluation.
Ce retour à la croissance sera d’autant plus vigoureux qu’à l’abandon
d’une politique budgétaire récessionniste s’ajoutera le coup de fouet
aux exportations consécutif à l’inévitable dévaluation de la drachme.
Contrairement à ce que suggèrent Artus et Castillo [4],
la dévaluation sera efficace, comme en témoigne le fait que de 2009 à
2011 l’effondrement du salaire réel (jusqu’à -12 %) a eu des effets sur
la balance courante dont le déficit est passé de 16 à 10 points de PIB,
et ceci largement du fait de la remontée des exportations, preuve que le
commerce extérieur grec est sensible aux effets de taux de change réel.
Il ne faut pas craindre en tout cas que la dévaluation soit d’ampleur —
au dernier trimestre 2008, la couronne islandaise a bien perdu les deux
tiers de sa valeur sans dommage pour le pays, sachant que la
méga-fluctuation initiale est généralement corrigée pour faire revenir
ensuite la parité à des niveaux plus convenablement ajustés. Ajoutons
que, dans une économie en chute libre comme l’est la Grèce, le risque
d’inflation de court-moyen terme est des plus modérés.
Arguera-t-on
alors de l’alourdissement du poids des dettes ? L’objection ne tient
pas pour la dette souveraine qui aura été complètement annulée. Quant
aux dettes des agents privés — près de 70 milliards d’euros [5]
—, celles qui ont été contractées sous droit grec seront
unilatéralement relibellées en drachmes, donc sans impact de change.
Celles de droits étrangers donneront lieu soit à des défauts, soit à des
pertes — les plus probablement concernées étant les grandes
entreprises, tout de même les agents les plus profitables du pays et les
plus capables de prendre des pertes.
Reprise en main du secteur bancaire et contrôle des capitaux.
Le défaut cependant n’aura-t-il pas des conséquences internes du fait
de la détention de titres souverains par le secteur bancaire privé grec ?
En premier lieu, et c’est au moins l’un des avantages de la
restructuration actée début 2012, les trois quarts de la dette grecque
sont désormais aux mains du secteur public (banques centrales, FESF,
FMI), les banques privées grecques n’en détenant plus que 7,4 %, soit 23
milliards d’euros [6].
En tout cas c’est là le deuxième avantage du réarmement de la banque
centrale nationale que de lui permettre d’émettre autant de monnaie que
nécessaire, à la fois pour maintenir les banques dans la liquidité,
éventuellement reconstituer leurs fonds propres, et compenser (selon des
critères à déterminer) les pertes des épargnants grecs de bout de
chaîne. Il est probable que le gouvernement doive également reprendre
les commandes dans les banques privées (par exemple par réquisition)
afin de coordonner une reprise du crédit à l’échelle macroéconomique qui
n’a aucune chance tant que les banques resteront prises dans les
logiques de leurs intérêts particuliers actionnariaux. Et si l’on parle
de reprendre en mains le secteur bancaire et financier, logiquement le
contrôle des capitaux vient parachever le « package de rupture », seul
moyen d’enrayer le run qui est d’ailleurs déjà en train de grossir.
Caveat !
Est-il nécessaire de redire que rien de tout ça ne règle par soi le
problème de fond de l’économie grecque ? — mais crée au moins les
conditions d’une possible résolution, en restaurant un horizon de
croissance de moyen terme, ce qui n’est déjà pas si mal. Ce moyen terme
pourtant s’arrête là où la Grèce se montrerait pour de bon incapable de
reconstruire une économie politique du prélèvement fiscal, c’est-à-dire
les institutions politiques permettant de fixer une assiette adéquate de
l’impôt — et d’y soumettre tous les groupes sociaux actuellement
récalcitrants —, et celles administratives permettant de le percevoir
effectivement. Il est bien certain qu’à défaut de cette reconstruction,
la persistance d’un manque à gagner fiscal chronique vouerait de nouveau
la Grèce au déficit permanent en ne lui laissant que la possibilité de
la création monétaire pour le financer.
C’est une configuration
très semblable qu’a connue l’Allemagne des années 1920, dans un système
de médiations politiques permettant aux dominants de faire valider leur
refus de l’impôt alors que le budget devait faire face au service d’une
dette colossale. Quoique cette dernière fut alors le fait des
réparations, on ne peut manquer d’être frappé par l’homologie formelle
du problème… et, pour toutes les réserves que doit inspirer un
comparatisme sauvage, de penser à ce qui s’en était suivi lorsque était
restée seule la banque centrale en position de solder les impasses
budgétaires incomblables autrement.

Il est cependant clair , c'est du moins mon opinion personnelle, que tantLORDON que NIKONOfF(1)qui lui aussi avance des arguments à intégrer ànotre réflexion, "oublient" delier ce processus de SORTIE..à ce que cela voudrait direen terme de LUTTE DES CLASSEs, portée à incandescence si la classe ouvrière et notrepeuple engageaint ce"bras de fer" avec le Capital , qui depuis lesannées 50 s'est forgé une armure continentale (UE , Euro, etc) qui obligera à cranter le comabtsans rien omettre de "conscientisation" révolutionnaire que cela implique..
Mais LORDON et NIKONOFF ne sont pas communistes, "nous" les excuserons donc Laughing
Nos ASSISES..sont un moment, de palier cette absence de lien entre l'analyse économiste et l'approche des marxistes.....
NON?

Cordialement


A.C

(1)
On relira , en PDF des extraits du bouquin de NIKONOFF"Sortons de l'EURO"

http://books.google.fr/books?id=WJxQILA5zBcC&pg=PT120&lpg=PT120&dq=Monde+DIPLOMATIQUE+EUROPE+EURO&source=bl&ots=1Hgt0XjWVL&sig=blb4uywwdR24ngUgwuggGUTla0A&hl=fr&sa=X&ei=KfKcUebSEcPT7Aaz0oDQBw&ved=0CE0Q6AEwBDgK

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Re: ET si on parlait de cette "EUROPE", , construitePAR et pour le CAPITAL contre les travailleurs, et la SOUVERAINETE NATIONALE?

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