Anniversaire du NON au TCE et point de vue du M'Pep

Aller en bas

Anniversaire du NON au TCE et point de vue du M'Pep

Message par Alain Chancogne le Lun 27 Mai - 11:53

Sera publié sur le site du mouvement le 30 mai


http://www.m-pep.org/


29 MAI 2005 : L’ANNIVERSAIRE OUBLIÉ

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).






<blockquote class="spip">
Le 29 mai 2005, 54,87% des Français rejetaient le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » lors d’un référendum. Le 29 mai 2012, personne ou presque ne commémore l’évènement.


Les journaux n’en ont rien dit, ni sur leur Une, ni dans les pages intérieures. Silence, il n’y a plus rien à voir ! Le Figaro, Le Monde, Les Échos, L’Humanité
sont muets. Ils le seront également le lendemain. Cependant, l’Union
européenne et les turpitudes de sa monnaie unique sont en bonne place
dans ces journaux. Le martien qui débarquerait sur la Terre aurait une
étrange impression du continent appelé « Europe ». Dans Le Monde, on
apprend que douze Parlements nationaux, dont le Sénat français, ont
adressé un « carton jaune » à la Commission européenne pour
exprimer leur rejet de dispositions prises sur le droit de grève. La
Commission européenne, en effet, ne veut pas reconnaître le droit de
grève des travailleurs détachés d’un pays à l’autre. Nous apprenons
également que les déclarations de Christine Lagarde, directrice générale
du FMI, dénonçant les Grecs de ne pas payer leurs impôts, ont provoqué
un « tollé » dans ce pays. Les Échos, à leur Une, affirment : « Brutale aggravation des finances de l’État espagnol ». À l’intérieur : « Les caisses de l’État grec se vident ». Dans L’Humanité, deux petits articles : « La sortie de route de Lagarde » et « Banques : la panique revient ».


Ce martien se demanderait, en toute logique, pourquoi rester dans un
système aussi médiocre. D’autant qu’une seconde information, qui pour
l’instant n’a pas eu le temps d’être largement diffusée, montre que les
Européens rejettent désormais l’euro de façon de plus en plus forte
(étude menée par Pew Research Center, basé aux États-Unis).


L’euro minoritaire dans plusieurs pays


À la question « L’euro est-il une bonne ou une mauvaise chose », la réponse « une mauvaise chose » est majoritaire dans 3 des pays étudiés : Italie 44% (30% une « bonne chose ») ; France 40% (31% une « bonne chose ») ;
Espagne 41% (37% une « bonne chose »). L’Allemagne et la Grèce,
étrangement, se retrouvent avec des résultats très proches : 26%
seulement des Grecs considèrent que l’euro est une « mauvaise chose » (46% pensent le contraire), et 31% des Allemands pensent que l’euro est une mauvaise chose » (44% pensent le contraire).


La demande de retour à la monnaie nationale reste minoritaire, mais
la proportion des citoyens qui le souhaitent s’accroît : 40% en Italie,
36% en Espagne, 32% en Allemagne, 31% en France, 23% en Grèce.


Demain, s’il y avait un référendum sur la sortie de l’euro, si on se
fie aux résultats de cette étude, il serait gagné en Italie, en France
et en Espagne. Les peuples pourraient alors coopérer en toute liberté,
en dehors de la camisole de force libérale qui les étreint depuis plus
de dix ans.


Depuis le 29 mai 2005, de l’eau a passé sous les ponts


Les « nonistes » du Parti socialiste (Laurent Fabius, Arnaud
Montebourg, Henri Emmanuelli et ses amis) ont rejoint le gouvernement
Hollande-Ayrault et n’invoquent plus les raisons du combat de 2005.


Les « nonistes » du reste de la gauche se sont divisés entre ceux qui
soutiennent désormais la monnaie unique et ceux qui, fidèles au combat
de 2005, la rejettent. Car le « non » au « Traité établissant une Constitution pour l’Europe »
- il ne faut pas l’oublier – était aussi un « non » à la monnaie
unique. Car ce traité a gravé dans le marbre les politiques
néolibérales, dont les politiques monétaires néolibérales.


Il y 7 ans, donc, le peuple français a rejeté par référendum d’être mis sous tutelle. Le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe »
voulait donc organiser un gigantesque transfert de souveraineté vers un
pouvoir supranational, embryon d’un État fédéral. Ce pouvoir,
matérialisé par la Commission européenne pour l’aspect exécutif et
législatif, et par un parlement consultatif, ne répondait ni aux
critères d’une République ni à ceux d’une réelle démocratie. Ce traité
était donc contraire aux intérêts des gouvernés puisque la nouvelle
forme de gouvernement prévue leur enlevait le minimum de pouvoir que
laisse la « démocratie représentative », à savoir la possibilité de
choisir son maître. En revanche, il servait les intérêts de ceux qui
l’ont rédigé (105 particuliers largement autoproclamés dont Valéry
Giscard d’Estaing, promoteur de la loi scélérate de 1973 qui a enlevé à
la Nation le pouvoir régalien de battre monnaie). Il prévoyait ainsi un
certain nombre d’interdits économiques qui ne visaient qu’à laisser le
champ libre à l’intérêt capitalistique.


Depuis la décision du peuple de dire « non » au TCE, celle-ci n’a
cessé d’être bafouée. Par le gouvernent de Jacques Chirac d’abord qui,
au lieu d’obéir au peuple s’étant prononcé par référendum, a maintenu
notre pays dans la logique de l’Europe fédérale. Ensuite et surtout par
le gouvernement de Nicolas Sarkozy avec la complicité d’une grande
majorité de députés socialistes et verts qui ont vidé la Constitution de
la Vème République de son aspect principal : le respect de la
souveraineté nationale. Il fallait en effet rendre la Constitution
française « compatible » avec le traité de Lisbonne puisque les
électeurs n’avaient pas accepté de transformer le TCE en Constitution.
Il n’est un secret pour personne que le TCE et le traité de Lisbonne
n’ont que des différences formelles mineures et répondent tous deux aux
exigences de la ploutocratie.


Le « non » au TCE a été porté entre autres par la gauche de gauche
qui considère encore aujourd’hui ce résultat comme une victoire. Le
M’PEP constate cependant avec tristesse que la position actuelle du
Front de gauche sur la construction européenne n’est plus dans la
logique de la volonté populaire de 2005. Ainsi la volonté exprimée de
rester dans l’euro – « l’euro nous appartient » dit Jean-Luc Mélenchon -
et l’attachement à l’UE - dont le FdG propose la transformation de
l’intérieur - impliquent des transferts de souveraineté qui ont
clairement été rejetés lors du référendum.. Il est à craindre que la
nouvelle Constitution que le FdG propose de construire, pour être
compatible avec cette politique, ne garantisse plus le respect de la
souveraineté du peuple et de la Nation. Cette garantie est pourtant
nécessaire à « l’Autodétermination » ou droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes que nul démocrate ne peut songer à remettre en question.


Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans
l’union économique et monétaire (TSCG) et sa déclinaison technique, le
Mécanisme européen de stabilité (MES), répondent à la même logique,
celle d’un transfert de souveraineté vers un pouvoir supranational, hors
de portée des électeurs. Ce transfert est d’ordre économique et le
pouvoir supranational révèle sa nature par les « réformes » qu’induit
son action dans notre pays : « Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie
et je me moque de qui fait les lois ! » (Mayer Amshel Rotschild).
Traité de Maastricht, TCE, TSCG, MES : un seul domaine, l’argent ; une
seule fonction, garantir une rente à la ploutocratie
</blockquote>
.

Cela fera, (qui sait??)l'objet d'une EDITION SPECIALE MERCREDI..genre....




Sans vouloir polémiquer..
Il existe un Parti dit de GAUCHE EUROPEENNE dirigé' par un certain..., Pierre Laurent...

Est il calomnieux de rappeler ici quelques perles extraites de textes du PGE , de son éxécutif , de son Groupe Parlementaire..(dont 3 EURO-députés - JL MELENCHON parmi eux-..viennent de voter la motion COHEN BENDIT de partition de CHYPRE!!

Je cite donc cette version"loderne" de la Lutte des classes , de coopération entre les peuples, d'internationalisme et de lutte pour la souveraineté nationale..!













La condition pour une meilleure acceptation
de l'UE par ses citoyens est plus d'occasions de participe
r......
Le processus de l'intégration Européenne
devient plus lent et plus contradictoire
.
La «vieille» contradiction facilement
comprise entre le Capital et le Travail est balayée par de nouvelles
aspirations et contradictions entre les sexes, les générations,
les cultures, les groupes ethniques et surtout par une conscience nouvelle
de l'interrelation entre l'humanité et l'environnement.
La crise de légitimité des politiques
met en danger le processus d'intégration Européenne.
Tant que j'y suis...
J'ai été faire un tour sur le blog d'un certain F.WURTZ passé de l'EURO-SCEPTICISME des années 80 à la conversion à une fumesterie baptisée "EUROCONSTRUCTIVE"!

En gros, repeindre la cage!

Ce qui conduit un "communiste" (j'assume mes guillemets ) " à oser écrire un article dans l'HUMA DIMANCHE en mai 2010, alors dénoncé par des amis qui oeuvrent à laréussite des Assises(je pense notamment àClaude Bealieu)

FWURTZ ne craint pas de déclamer

http://franciswurtz.net/2010/05/


Schuman, réveille-toi : ils sont devenus fous !



Les dirigeants européens entretiennent
un véritable culte autour du souvenir de Robert Schuman, auteur du
fameux appel du 9 mai 1950 présenté comme l’acte fondateur de la
construction européenne. Parmi les valeurs alors mises en avant, citons «
la reconnaissance de l’autre », « la coopération », « la solidarité
plutôt que l’égoïsme », « l’union plutôt que la division ».

Je ne ressens, pour ma part, nulle
nostalgie pour ce temps-là. Cela étant, quel fossé s’est-il creusé, tout
particulièrement ces vingt dernières années – depuis « l’achèvement du
marché unique » et le traité de Maastricht – entre l’idée que des
millions de gens s’étaient faite de l’Europe et la réalité de son
évolution ! À cet égard, l’étape en cours risque de porter le coup de
grâce à l’idée européenne dans l’esprit de bon nombre de citoyens de l’«
Union ». Schuman, réveille-toi : ils sont devenus fous !

FOUS??
QUI?

Sacré Francis IL a gagné, de par ion réalisme" un droit d'asile au Parlement européen..



.




Claude répondait à la question des" folies" :


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article691




Témoignage : je me souviens d’une
réunion publique à Grasse dans les années 90. Devant une salle comble
Francis Wurtz y avait défendu méthodiquement, avec beaucoup de clarté,
de force et d’apparente conviction, la nécessité de défendre
l’indépendance nationale et le nécessaire refus de toute construction
européenne supranationale. Aujourd’hui il invoque Robert Schuman pour
sauver l’Europe fédérable qui a pourtant confirmé son caractère
intrinsèquement pervers. A quel moment aura t-il été sincère ? Claude
Beaulieu






OTAN : le 4 mai 1949, par Robert Schuman signature pour la France








De nombreux
camarades ont été interloqués et même choqués par un article de Francis
Wurtz dans l’Humanité-dimanche du 20 mai 2010, intitulé « Schuman,
réveille-toi, ils sont devenus fous
».


On aurait pu croire à l’emploi du second degré par le
député européen honoraire. Mais non, son article se revendique bien du
« père fondateur » de l’Europe et de son discours du 9 mai 1950, que les
européistes présentent « comme l’acte fondateur de la construction
européenne ».


Réveiller le souvenir de Robert Schuman cela devrait
être d’abord rappeler que cet « Européen » vota les pleins-pouvoirs à
Pétain en 1940 et fut même membre de son premier cabinet.


Ensuite, cela devrait rappeler son œuvre au service de
ce que les communistes dénonçaient à juste titre comme « l’Europe des
trusts », affiliée à l’impérialisme américain.


Pas ou plus pour Francis Wurtz !





<blockquote class="spip">
</blockquote>

Alain Chancogne
Admin

Messages : 36
Date d'inscription : 16/04/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum