Communique POLEX précédant laréunionpréparatoire du 13 avril

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Communique POLEX précédant laréunionpréparatoire du 13 avril

Message par Admin le Sam 20 Avr - 8:48

Au secrétariat-bureau du Collectif, réuni le 19
février 2013, nous avons eu le compte-rendu de la réunion préparatoire
de Vénissieux par D. Dionisi. Nous avons bien enregistré que les
« Assises du Communisme » se tiendraient les 27 et 28 et 29 juin 2013
dans un centre de vacances proche de Marseille.

Notre secrétariat a confirmé notre approche à ce sujet :


1 - Nous ne pouvons qu’être pour ces Assises
rassemblant les communistes (dans le PCF, hors PCF) ulcérés par
l’opportunisme, le carriérisme, le réformisme « européen », qui ont
transformé le mouvement communiste français en ectoplasme sans danger
pour le capital, et nous en petits isolats inefficaces et inaudibles.


2 - Sans illusion toutefois. Ce genre de réunion,
qui a déjà eu lieu vingt fois depuis dix ans, a débouché sur des
parlottes théoriques. Les Assises n’auront d’intérêt que si elles
déterminent quelques objectifs de rupture avec le consensus opportuniste
(nationalisations et services publics, dénonciation de l’Europe
supranationale et de l’OTAN, de l’impérialisme, etc…), et que cela
débouche sur l’organisation de luttes sur ces objectifs.


3 - Pour que ces Assises aient une utilité autre que
de défouloir, il est impératif que cela ne soit pas la création d’une
nouvelle organisation (il y en a déjà trop qui se bouffent le nez !),
que cela ne soit pas un cartel d’organisations (où chacun représente la
sienne et propose aux autres de s’y rallier), mais un lien où des
militants se mettent d’accord, individuellement, et en se respectant,
sur quelques thèmes de lutte, et que cela permette de les organiser.


4 - Sur ces bases dès que nous aurons en main le
texte d’invitation et les modalités pratiques des Assises de fin juin,
le Collectif en informera ses adhérents, et les incitera,
individuellement, à y participer (sans avoir les moyens, bien sûr, de
prendre en charge leurs frais).


Au delà de ces réflexions collectives, et dans la même optique, je
voudrais personnellement proposer quelques pistes de réflexion pour
l’appel aux Assises.


Affirmer clairement en introduction que les « Assises du Communisme »
ont pour objectif de rassembler les militants qui sont ulcérés par
l’opportunisme réformiste ambiant, dans leur diversité (dans et hors
PCF), et qui veulent être à l’offensive contre le capitalisme et ses
serviteurs : pour l’emploi, la ré-industrialisation de la France, le
service public, la défense des conquêtes sociales, l’indépendance
nationale, le refus des aventures impérialistes, la paix. Nous voulons
ensemble analyser ces objectifs, et organiser les luttes populaires sur
ces objectifs.


1)- « De la grève à la nationalisation : quelle dimension politique des luttes »
Soutenir les luttes des ouvriers et salariés, même quand les
directions syndicales ou les élus ne le font pas.
Défendre, certes, avec eux, les emplois menacés. Mais ne pas s’en
tenir à des objectifs défensifs ; proposer comme issue la propriété
sociale des entreprises, et notamment des banques d’investissement, une
logique de service public contraire à celle de profit capitaliste en
usage aujourd’hui.


2)- « Rupture avec le capitalisme ; socialisme, communisme »


Nous devons affirmer l’objectif d’une France socialiste,
c’est-à-dire une société régulée par la propriété collective des grands
moyens de production et d’échange, et non plus par la propriété privée
capitaliste, qu’elle soit transnationale ou hexagonale.

Vingt ans après la disparition dramatique de l’URSS, ce qui a crée
un rapport de forces mondial plus favorable à l’impérialisme, de
nombreux pays continuent à se référer à l’idéal communiste : Cuba,
Chine, Vietnam, Corée du Nord, expériences « socialistes du 21ème
siècle » en Amérique latine. Aucun d’entre eux n’est pour nous un modèle
qu’il suffirait d’imiter. Mais nous devons analyser avec lucidité leurs
expériences, et en tirer les conséquences pour nos luttes.

Nous devons en tout cas, affirmer notre solidarité totale avec eux
contre l’impérialisme (avec Cuba contre le blocus US, pour
l’indépendance nationale de la Chine, de la Corée du Nord, du Venezuela,
menacés par l’impérialisme occidental d’agression ou de subversion).

Nous devons aussi dénoncer la réduction de l’histoire de l’URSS et
des expériences révolutionnaires passées et présentes à des échecs et
des erreurs. Nous devons rappeler leurs succès, de la victoire sur le
nazisme à la fin des famines en Chine, et au développement sanitaire et
culturel à Cuba, etc…


3)- « Luttes anti-impérialistes, OTAN, UE, euro… »


Nous devons affirmer que l’impérialisme « occidental », économique,
diplomatique, militaire, est toujours plus présent dans le monde, qu’il
soit des USA, de l’ « Europe », du Qatar ou de la France, et que notre
idéal est au contraire le droit de chaque peuple de décider sans
ingérence extérieure de son destin, d’utiliser à son profit ses
richesses naturelles, de développer son économie agricole et
industrielle de façon autonome, pour disposer d’un niveau de vie
convenable et des emplois nécessaires, pour éviter ainsi l’émigration
forcée.

Nous devons veiller à ce que le développement industriel, guidé par
le profit, ne détruise pas l’environnement, la santé, notamment dans les
pays du sud soumis à l’exploitation forcenée des multinationales. Mais
il faut veiller à ne pas laisser les préoccupations « écologistes »
servir de prétexte à la désindustrialisation (en France), ou au maintien
du sous-développement (en Chine, en Afrique, etc…) crée par
l’impérialisme.

Notre rôle est en conséquence de développer un mouvement pour la
paix digne de celui que connut la France des années 1950 à 1980 (contre
l’armement nucléaire, contre les guerres coloniales et la guerre
américaine au Vietnam, etc…). Ces luttes contre les ingérences
impérialistes (en Irak, Afghanistan, Iran, Syrie, et Afrique sahélienne
aujourd’hui) sont trop faibles, grevées par l’opportunisme et la
soumission électoraliste à un Parti Socialiste inféodé à l’impérialisme
autant que les partis de droite.

Nous devons en priorité organiser un mouvement unitaire pour exiger
la sortie de l’OTAN, machine de guerre impérialiste, le rapatriement
dans l’hexagone des soldats français d’Afrique et du Moyen Orient, la
fin des aventures guerrières de la France, qui coûtent des milliards
d’euros, au détriment des peuples du sud et des salariés français.

Nous devons dénoncer le fait que la France reste un des plus grands
producteur et vendeur d’armes au monde, alors même que son industrie
civile périclite.
_ Nous devons affirmer, à l’inverse du discours lénifiant des
opportunistes, que l’« Union européenne » est, depuis sa création après
la deuxième guerre mondiale, néfaste, destinée à soumettre les peuples
du continent au grand marché capitaliste, sans entraves, à accroître la
concurrence entre les économies, les salariés, à créer délocalisations
et xénophobies. Cette « Europe supranationale » oppose les peuples,
alors qu’elle prétend développer les coopérations. Elle ne peut être
amendée, devenir « sociale » par un quelconque changement électoral
(elle a d’ailleurs déjà été à majorité social-démocrate, et cela n’a
rien changé à sa nature). Elle doit être combattue.


L’exigence que la France dénonce tous les « traités européens » :
Maastricht, Lisbonne, etc…) doit être un de nos axes de lutte, pour
restaurer notre indépendance nationale politique, économique, monétaire,
douanière, migratoire, etc…).


4)- « Quels outils pour résister et construire la rupture avec le capitalisme »


Les communistes ne pourront pas faire l’économie de la
reconstruction d’un parti, capable d’analyser, de fixer des objectifs et
d’entraîner à la lutte les travailleurs. Ils ne pourront le faire qu’en
respectant leurs différences, sans sectarisme de groupuscule et de
dirigeant.

Cela ne pourra se réaliser, graduellement, qu’en éliminant en nos
rangs, toute forme de carriérisme, d’électoralisme, d’opportunisme
politicien : le but essentiel d’un parti révolutionnaire et de militants
révolutionnaires (y compris au sein des syndicats), n’est pas
d’« accéder au pouvoir », mais de convaincre les travailleurs de la
nécessité de remplacer le capitalisme par une société socialiste, de
« service public ».


L’action politique exige des alliances, sur des objectifs clairs,
mais en refusant toute allégeance électoraliste, qui ne peut attirer que
le discrédit.


Francis Arzalier


25/02/2013

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